Netflix, Disney+, Amazon Prime… La VOD, comment ça fonctionne ?

Le monde de la vidéo est en train de changer : les mécanismes de diffusion, les habitudes de visionnage et les modèles commerciaux évoluent tous. Voici votre guide dans le domaine de la vidéo à la demande.

L’arrivée d’Internet a eu un impact profond sur la vidéo et sur la façon dont nous nous y intéressons. La possibilité de diffuser du contenu sur les réseaux de télécommunications câblés et sans fil a ouvert la porte à des services en ligne innovants comme YouTube, Vimeo et Twitch, ainsi que Netflix, Hulu, Amazon Video et bien d’autres.

Mais cela a également changé notre façon de voir les contenus : le temps où il fallait sélectionner un programme parmi une poignée de chaînes de télévision, puis attendre une semaine pour le prochain épisode, est révolu. Nous n’avons plus besoin non plus d’attendre nos moments sportifs forts, avec la possibilité de saisir des clips sur internet presque dès que l’action a eu lieu.

Nous pouvons désormais regarder les programmes quand nous le voulons, en les diffusant en direct ou en les téléchargeant pour les regarder plus tard en différé. Cette nouvelle génération de divertissement est appelée “vidéo à la demande” (VOD). Nous obtenons désormais notre contenu quand nous le voulons, et non plus lorsqu’un diffuseur ou un propriétaire de contenu décide de le diffuser.

Over the Top (OTT)

L’autre terme que vous avez peut-être entendu est “over the top” ou OTT, qui fait référence au matériel distribué directement aux spectateurs sur Internet. L’OTT est un sous-ensemble de la VOD, qui comprend également les services par câble et par satellite.
L’intérêt croissant pour le contenu OTT nous libère à la fois des câbles, des restrictions géographiques et des horaires de diffusion, et change fondamentalement la façon dont la vidéo est vendue, produite et consommée.

Pour l’utilisateur final, tout cela est assez transparent et invisible, mais sous la technologie, il y a toute une série de modèles commerciaux qui contrôlent notre accès au contenu. Les acronymes communs utilisés pour décrire ces différents modèles commerciaux appliqués aux services en ligne sont SVOD, AVOD et TVOD – ou vidéo à la demande par abonnement, vidéo à la demande à base de publicité et vidéo à la demande à base de transactions.

SVOD – vidéo d’abonnement à la demande

La SVOD est similaire aux bouquets de télévision traditionnels, permettant aux utilisateurs de consommer autant de contenu qu’ils le souhaitent à un prix forfaitaire par mois. Parmi les principaux services, citons Sky (et sa filiale Now TV), Netflix, Amazon Prime Video et Hulu, avec de nouveaux services proposés par Apple, HBO et Disney.

Avec la SVOD, la liberté de retrait est beaucoup plus grande, car les consommateurs ne sont pas liés par un contrat à long terme. Cela offre une plus grande flexibilité aux utilisateurs, et les fournisseurs de SVOD sont continuellement mis au défi de retenir les consommateurs, en leur fournissant de nouveaux contenus exclusifs, des systèmes de tarification agressifs – et probablement les deux.

TVOD – vidéo transactionnelle à la demande

La TVOD est l’opposé de la vidéo par abonnement, où les consommateurs achètent du contenu à la carte. Il existe deux sous-catégories : la vente électronique (EST), où l’on paie une fois pour avoir un accès permanent à un contenu ; et le téléchargement à louer (DTR), où les clients accèdent à un contenu pour une durée limitée à un prix plus bas.

Les services de TVOD ont tendance à proposer des versions plus récentes, ce qui permet aux détenteurs de droits d’obtenir des revenus plus élevés et aux consommateurs d’accéder rapidement à de nouveaux contenus. Les services de TVOD fidélisent généralement les clients en leur offrant des prix attractifs, de sorte qu’ils continuent à revenir à l’avenir.

Voici quelques exemples de services de TVOD : iTunes d’Apple, Sky Box Office et le magasin de vidéo d’Amazon.

AVOD – vidéo à la demande basée sur la publicité

Contrairement aux services de SVOD et de TVOD, l’AVOD est gratuite pour les consommateurs. Cependant, tout comme pour la télévision, les consommateurs doivent regarder les publicités. Vous pouvez voir la VOD en action en regardant DailyMotion, YouTube et 4OD, où les recettes publicitaires servent à compenser les coûts de production et d’hébergement.

Les propriétaires de contenu premium utilisent rarement l’AVOD, car elle génère des revenus moins importants que la SVOD et la TVOD. Il est intéressant de noter que YouTube a commencé à faire évoluer son contenu Premium par abonnement vers un modèle basé sur la publicité, les rapports indiquant que le service était lent à s’imposer auprès des utilisateurs.

Des modèles commerciaux multiples

En pratique, il existe des services qui fonctionnent avec de multiples modèles d’entreprise. Prenez Amazon Video et Sky par exemple : le public paie un abonnement fixe par mois pour accéder à une bibliothèque de contenus, mais les nouvelles sorties de films et les événements sportifs spécifiques entraînent un coût supplémentaire.

La popularité du contenu OTT étant en plein essor, il est probable que les modèles commerciaux évolueront à mesure que la technologie et les habitudes de consommation continueront à évoluer.

Il est essentiel que les entreprises puissent développer leurs propres systèmes de diffusion VOD en utilisant des plateformes vidéo d’entreprise.

par Arnaud Augier
par Arnaud Augier

de l'équipe Platinum Central

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